A la ludothèque

Publié le par Mamancouleur

Comme Tit'fille n'allait pas au mini-club ce matin, j'ai décidé d'emmener les enfants à la ludothèque. Je l'ai donc réveillée plus tôt, nous avons pris le bus et chance, elle ouvrait plus tard que mes prévisions.
J'adore ce genre d'endroit: il y a des jeux dans tous les coins, c'est joli et confortable. Titfille a biensûr noyé Laetitia ( animatrice) sous ses questions, et joué avec des légumes, une poupée, des puzzles. Tiloup a un peu joué, calé par des coussins, puis tété et s'est endormi dans la poussette malgré le bruit. Voilà le bon côté...

Et puis les mauvais côtés, que j'avais dans ma ludothèque de région parisienne:
Il y a beaucoup de cas sociaux qui fréquentent ces endroits, surtout qu'ici les enfants peuvent venir seuls dès qu'ils ont 6 ans. J'imagine que c'est à cause du moindre coût de cette activité, et puis que les parents ne réfléchissent pas très longtemps pour trouver des occupations à leurs enfants.
On se retrouve donc avec des enfants au dos rond qui traînent les pieds, disent des gros mots, rentrent dans le jeu de l'autre sans demander:; les parents c'est pas mal non plus. J'ai parlé avec une de ces mamans, elle était embêtée car il n'y avait plus de petites chaises et tables pour sa fille, et pas non plus son jeu préféré ( j'y reviendrai). Je lui ai suggéré de s'asseoir sur le tapis réservé aux plus petits, et que, sûrement sa fille a d'autres jeux qui lui plaisent. On se demande comment de telles personnes peuvent éduquer des enfants.
Plus tard, deux mamans arrivent, et parlent sur l'avortement. J'ai regardé ma fille, ouf elle n'écoutait pas. L'une d'elle disait qu'elle allait être grand-mère pour la seconde fois, et de là s'est suivi une conversation sur les jeunes filles et la grossesse dont je vous épargne les détails. J'habillais mon petit loup, et avais hâte d'être dehors tellement je trouvais cela affreux. La manière de parler, les mots, la démarche, je n'ai pas très envie que ma fille supporte cela.

Ensuite, il y a le poliquement correct, je dirais même le bourrage de crâne. Les animatrices ont enlevé des jouets et du mobilier, car il y a la journée de la femme, et il y a une garde d'enfants pendant que les gens assistent aux activités. Sur les murs, il y a des affiches sur les droits de l'enfant: droit à un nom, à une famille, à un logement,...personnellement,je pense l'enfant a surtout des besoins, et le principal est l'amour; en parlant d'amour, je pense en premier au baptême et à l'éveil religieux. Je ne dis pas que l'enfant n'a pas de droits, je dirais qu'il a les mêmes que toute personne, adaptés à sa petitesse et fragilité.
Donc sur une table, étaient étalés 5 ou 6 objets sur ce sujets: livres et jeux; l'un d'eux était comme un jeu de 7 familles, avec l'intégralité des lois et droits de l'enfant; en effet, c'est super important qu'ils les sachent, par contre leurs devoirs, c'est secondaire...
Heureusement, ma fille est trop petite pour voir tout ça, mais ça promet beaucoup d'explications!

Il y a une matinée réservée aux petits, je testerai afin de voir si c'est mieux. Là, en période de vacances scolaires, il y a beaucoup de monde, jusqu'à 35 enfants.

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Mamancouleur 06/03/2009 09:21

Libellule, j'entends ce que tu me dis, j'y réfléchis avant de te répondre.
Merci de me faire avancer ;)

libellule 05/03/2009 21:44

Il y a une chose qui me fait tiquer: ici et là dans ton blog, tu semble assez préoccupée par les "devoirs" de l'enfant. Or c'est une notion que j'ai du mal à voir cadrer dans la pédagogie Montessori. Maria Montessori a écrit des pages absolument formidables sur l'obéissance (dans la pédagogie scientifique T1, si je ne me trompe pas), mais ne parle jamais de "devoir de l'enfant".
Les parents ont des "devoirs" envers leurs enfants mais pas les enfants (qui ont cependant à respecter les limites et -pour cela- à intégrer un certain niveau d'obéissance).
C'est aux parents et aux éducateurs d'amener progressivement l'enfant à ce qu'elle appelle "le 3ème niveau d'obéissance" qui est en même temps le stade ultime de l'éducation de la volonté.
Pour moi, c'est quelque chose de beaucoup plus fort et de plus beau que de parler en terme de "devoir"

Mamancouleur 04/03/2009 21:17

En fait, je ne sors pas beaucoup et donc mes enfants sont dans un milieu protégé. Donc quand je suis dehors, c'est souvent la claque, car je trouve que rares sont les gens qui éduquent bien leurs enfants et les respectent.
J'espère que tu l'as compris, je ne juge pas ces gens, ça m'attriste plutôt, surtout pour les enfants qui baignent dans ce milieu qui n'est pas épanouissant.
Et bien sûr je veux bien les aider, mais en premier je suis là pour passer un bon moment assise avec mes enfants et non faire du social;)
La prochaine fois, je jouerai certainement avec les autres enfants, car ça me démange de leur faire bénéficier de ce que je pense bon pour eux.
Enfin, pour l'avortement, au delà des principes de chacun, tout ne se dit pas devant les enfants, et il y a une manière de le dire.
Dans notre société, c'est l'enfant est un droit, je le veux seulement quand ça m'arrange, sinon je m'en débarrasse comme un déchet. Que doivent penser les enfants déjà nés avec ce genre de propos? Qu'ils ont de la chance, assurément.

Delphine 04/03/2009 17:58

Je comprends que ce que tu as entendu et vu puisse te choquer, j'ai été sensibilisé à cela dans les salles d'attente d'un centre de rééducation d'enfants malades, le discours des mamans était difficile à entendre et devant leur enfant, j'ai commencé par avoir un regard de jugement et surtout à vouloir les fuir et puis j'ai décidé d'essayer de les aider, justement en recréant un lien par le jeu , je serais certainement déçue par certaine mais si je peux au moins recréer un lien mère-enfant je serais aux anges ...